Le Palais de Justice

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Le tribunal de grande instance

Le Palais de Justice, qui abrite le tribunal de grande instance, occupe l’ancien hôtel particulier de Florainville.

Construit à la Renaissance, pour la famille de Florainville, d’origine luxembourgeoise et proche des ducs de Bar, puis occupé par les baillis de Bar, il fut dénommé Hôtel de Meuse au XVIIe siècle après son acquisition par le baron de Meuse.
Propriété de la Ville à partir de 1752, il devint l’Hôtel de ville jusqu’en 1794. Marie-Antoinette d’Autriche y logea le 10 mai 1770, lorsqu’elle fit route vers Compiègne pour rejoindre son futur époux, Louis XVI.
Après avoir hébergé une compagnie militaire de réserve de 1805 à 1814, l’hôtel de Florainville devint musée municipal en 1841, musée fondé par le maire Paulin Gillon et l’architecte Théodore Oudet.
 Depuis 1949, il accueille le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc et la Cour d’Assises de la Meuse.
 
Son histoire architecturale est mouvementée : construit en pierre de Savonnières vers les années 1560-1580, avec un toit d’ardoises à quatre pans, puis modifié au XVIIIe siècle, on y trouve des cheminées du XVIIe siècle et un vitrail de XIXe siècle.
Il comporte trois niveaux dont un étage d’attique ouvert par des lucarnes cintrées sous le toit. Les fenêtres à meneaux du rez-de-chaussée, où arrivent un grand escalier à double révolution,  les bandeaux moulurés sur la façade et les pilastres d’ordre dorique datent de la Renaissance
La transformation de cette résidence privée en un édifice public au XVIIIe siècle conduit à la mise en place d’un perron devant la porte d’entrée, l’agrandissement des baies du premier étage et la création de deux balcons sur consoles ornés de garde-corps en fer forgé attribués à Jean Lamour (1698-1771), serrurier et ferronnier lorrain au service du roi de Pologne, duc de Lorraine, Stanislas Leszczynski, et auteur des grilles de la place Stanislas de Nancy.
Ces garde-corps comportaient à l’origine des lys de France et des barbeaux.
Les armes de la famille de Florainville qui ornaient la façade sont remplacées par celles du royaume de France et celles du duché de Bar surmontées de la devise latine gesta sonnant (les hauts faits résonnent). Sur la façade rue Cim et celle rue des Ducs se trouvent deux inscriptions en vieux français.
 
L’hôtel a été partiellement classé au titre des monuments historiques: les toitures correspondant aux façades sur la place et sur rues  et la cheminée de la grande salle d’audience ont fait l’objet d’une  inscription par arrêté du 3 février 1988 (cad. AT 202). Les façades et toitures sur la place, sur rues et sur cour des trois immeubles, la cheminée du bureau du rez-de-chaussée, et celle de la chambre du Conseil, à l’étage, le vitrail représentant le maître-verrier Maréchal, dans l’escalier de l’ancien hôtel ont fait l’objet d’un classement par arrêté du 30 décembre 1992  (cad. AT 202).

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Le tribunal d’Instance

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Le conseil de prud’hommes

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